Brûle-parfum de l’Antiquité

 

Prises au Musée du Louvre, ces photos de brûle-parfum de l’Antiquité donnent un aperçu des pratiques de fumigation qui avaient cours chez les Anciens.

Les quatre premières concernent l’Egypte antique : la première photo montre un autel classique, la seconde est un encensoir à main dont l’usage et la pièce perdue ont pu être devinés grâce à la représentation du Pharaon Ramsès faisant une offrande parfumée.

Les autres photos sont des brûle-parfum issus du Département des Antiquités Orientales, trouvés en Arabie dans l’Antiquité. On y trouve d’ailleurs représentés les animaux typiques de cette région qu’on y trouve encore et qu’on vénère toujours comme de précieuses aides et pourvoyeurs de vie.

Celui portant des inscriptions est nominatif et célèbre la personne qui a offert le brûle-parfum, un homme devenu gouverneur, à son seigneur. Ces offrandes sont associées à des pratiques propitiatoires et magiques censées éloigner le malheur et attirer la bonne fortune sur le lieu.

Cet article et ces photos sont la propriété du site le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’auto de leur auteur.

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Les cuillères à fards

De quelque époque qu’ils puissent être, les objets de la beauté sont nombreux. Certains sont constants, malgré des progrès techniques ayant permis de les améliorer comme les miroirs qu’on reconnaît bien quand on les voit exposés dans les musées même si 4 millénaires nous séparent. Il en est de même pour les peignes, les épingles à cheveux, pinces à épiler et rasoirs.

Cuillère fard 2

D’autres, plus mystérieux, n’ont pas révélé tous leurs secrets. C’est le cas des cuillères à fard qu’on retrouve souvent dans les collections égyptiennes de l’Antiquité et qu’on suppose avoir servi pour les recettes d’onguent ou de khôl. Néanmoins, on n’en a aucune certitude car ces élégants petits objets, souvent en bois, n’ont rien révélé de ce qu’ils contenaient il y a de ça plus de 3000 ans. Pour semer encore plus le trouble, certaines de ces cuillères possèdent un couvercle coulissant évoquant en même temps une boîte, loin finalement de la cuillère telle que nous la connaissons

Cuillère fard 1.

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Par ailleurs, ces beaux objets retrouvés dans des tombes et exposés dans plusieurs musées du monde présentent une grande variété de motifs, parfois inattendus, allant d’hommes ventrus, fleurs de lotus, servantes, roseaux, mais aussi d’animaux, et particulièrement des animaux entravés dont les pattes peuvent être unies et ligotées. Ce motif, aussi récurrent qu’incompréhensible de nos jours, semble avoir une portée symbolique, comme si, finalement, l’acte de se farder consistait à museler cette partie animale de soi-même pour révéler son caractère humain, celui qui le rapproche de la divinité.

En effet, en Egypte ancienne, se maquiller était à la fois un acte médical comme le révèlent les papyrus médicaux et les analyses des principes actifs du khôl, et à la fois un acte mythologique, Horus ayant réparé son oeil arraché et restauré l’équilibre universel par cet acte.

cuillère fard

Mais, bien entendu, sans certitude sur leur fonction, mieux assurée lors de la présence d’une spatule, cette hypothèse n’est que réflexion personnelle et pure spéculation, comme l’est peut-être celle de faire figurer ces mystérieux objets au nombre des accessoires de mise en beauté. IMG_3370

Mais connaissant la place que prenait la beauté et les soins dans l’Egypte antique et la façon dont on réalisait les recettes, et partant du principe que certaines cuillères portent le nom de prestigieuses reines d’Egypte, il y a fort à parier que leur fonction a été correctement attribuée.

( Photos : collection de cuillères à fard du Musée du Louvre.)

Cet article et ces photos sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.