Le labo au festival Fous d’histoire nov. 2019

 

Marché de l’Histoire, Compiègne (60)

16 – 17 novembre 2019

Vous suivez, aimez ce blog et connaissez mon artisanat, mon projet, mes recherches et ma boutique sur Etsy ? Peut-être même avez-vous déjà acheté une de mes senteurs de reconstitution ou une senteur inspirée des connaissances et des croyances des gens de
l’Antiquité.
Si vous êtes passionnés d’histoire au point de vous y perdre pendant un week-end, si vous passez par Compiègne et ses environs ou êtes tout simplement pas loin de l’Ile-de-France, le week-end du 16/17 novembre 2019, mon stand vous attendra dans le bâtiment secondaire, avec une sélection de produits artisanaux, tous conçus avec ma tête et mes mains, dans une aventure qui a commencé ici-même, par mes blogs WordPress.
Je vous y proposerai encens, parfums poudreux de recettes anciennes, parfums huileux faits uniquement à la main, sans huiles essentielles, et selon les recettes et techniques données par Dioscoride et Pline. Je vous y proposerai aussi des kyphis, bien entendu, les encens emblématiques et très sacrés de l’Egypte ancienne  qui étaient spécifiquement brûlés le soir devant les divinités. Je vous proposerai aussi des coffrets thématiques – appropriés pour des cadeaux raffinés et originaux – et des senteurs d’autres traditions dont les effets bien-être vous surprendront.

 

Mais il y aura aussi les derniers nés : les pendentifs parfums primitifs, aux senteurs brutes et sans liquide à porter comme des bijoux, les poupées de soucis aux plantes amérindiennes et le khôl parfumé d’après la recette de Dioscoride qu’on retrouve ensuite chez Pline.

Ce sera également pour moi l’occasion de vous voir, pour vous d’aborder les produits dans la réalité de leur taille, leurs couleurs, matières, et plus encore leurs odeurs, et le tout par civilisation.
Globalement, la culture antique, surtout gréco-égyptienne est la plus représentée dans ma boutique, mais vous trouverez aussi quelques senteurs indiennes, judeo-chrétiennes, et l’efficacité surprenante et les parfums de quelques plantes ancestrales vikings et amérindiennes.
Alors, je vous attends ici, avec beaucoup de plaisir, le week-end du 16 au 17 novembre 2019 :
LE TIGRE
2 RUE JEAN MERMOZ
MARGNY-LÈS-COMPIÈGNE
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Cet article et photos sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.
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Khôl parfumé de Pline

Nouveau sur la boutique, un authentique khôl d’après une recette antique que j’ai décidé de refaire. C’est une recette trouvée chez Pline l’Ancien, assez évasive dans ses étapes comme dans ses proportions et dont il m’a fallu retrouver la logique. Elle est faite sur base de noyaux de dattes, un ingrédient loin d’être rare au Maghreb, dans les recettes de khôl artisanal maison. Au Maghreb, bien souvent, les cosmétiques sont faits par les femmes, pour les femmes, d’après des recettes traditionnelles d’une grande ancienneté. Ces recettes, très locales, mêlent produits ordinaires de l’environnement et plantes à parfum brutes sans autre ajout. Et chaque région, chaque femme peut avoir sa recette, utilisant minéraux, végétaux, auxquels on peut ajouter une épice légèrement piquante pour assainir le blanc de l’oeil et le rendre ainsi plus beau.

La recette de Pline, qu’on retrouve d’abord chez Dioscoride, est 100 % végétale, loin de la galène et de l’antimoine – oxydes de plomb qu’on retrouve dans les khôl depuis les débuts de la médecine égyptienne et qu’on continue de retrouver au Maghreb, mais dont la toxicité est bien attestée par divers empoisonnements et intoxications -. Un problème qui demeure, dans un contexte de tradition et d’absence de normes sanitaires et de sécurité. Les recettes de beauté ou les remèdes médicinaux traditionnels d’Afrique peuvent en effet remonter à des millénaires, comme le démontrent les recettes encore utilisées aujourd’hui en Egypte, et qu’on trouve presque à l’identique dans les papyri égyptiens de médecine.

L’autre particularité de cette recette est d’être parfumée. Un détail qui peut n’être pas perçu par un nez moderne, notre capacité à faire des parfums ayant bien changé, et notre rapport à l’odorat également. A l’époque, pas d’huile essentielle, on parfume au nard, une sorte de valériane qui pousse dans l’Himalaya et qui est venu enrichir les matières premières constituant les parfums du monde méditerranéen à la suite de la conquête de l’Inde par Alexandre. Une senteur puissante qu’on retrouve mentionnée dans la Bible, et plus particulièrement dans une scène de la vie de Jésus, mais qui, dans ce khôl, passe plutôt inaperçue.

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Une indication temporelle pour cette recette qui ne se pratiqua donc qu’à partir de l’époque ptolémaïque, dynastie de Cléopâtre, et pourquoi pas une indication spatiale – du côté de l’Egypte, justement. L’utilisation du noyau de datte dans d’autres khôl artisanaux algériens retrouvés dans des livres contemporains de secrets de beauté d’Orient tendrait justement à lui supposer une origine nord africaine.

Sachant que cette recette n’est pas décrite de façon intégrale, j’ai décidé d’en faire un khôl potentiellement liquide. Pourquoi potentiellement ? Parce qu’au Maghreb, le khôl est utilisé sec. On l’applique dans son oeil à l’aide d’un bâtonnet et sert bien souvent à ne provoquer qu’une ombre discrète et un regard plus intense le lendemain de son application. Un emploi du khôl finalement tout en nuance..

En revanche, en Egypte antique, la présence de cuillère à fard parfois très sophistiquées dont les historiens ne savent pas toujours trop à quoi elle servait, doublée de la représentation  des yeux cerclés de noir bien marqués qui nécessitent un tracé plus précis semblent orienter vers l’utilisation assez probable d’un khôl liquide.

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Une goutte d’eau dans une pincée de fard mélangée dans un coquillage – réellement utilisé comme cuillère à fard en Grèce, comme on peut le voir au Musée archéologique d’Athènes – suffit à changer la matière du mélange. Il est possible de ré-humidifier après séchage pour retrouver la même texture et faire de nouveau un tracé précis.

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C’est donc un authentique khôl de l’Antiquité que vous pouvez retrouver dans la boutique du Labo, réalisé dans ses étapes mentionnées chez Pline et Dioscoride, dont la recette circulait déjà de façon certaine au 1 er siècle de notre ère, il y a donc 2000 ans.

Il est important de noter que cette recette et ce produit sont avant tout historiques et de collection, vous permettant de découvrir physiquement et dans ces aspects réels, un cosmétique de l’Antiquité, mais qu’il n’est lui-même pas considéré actuellement comme un cosmétique, et n’est donc pas conçu pour la peau. Il est le résultat d’une reconstitution historique et n’a donc été testé que par moi et quelques proches. Le Labo de Cléopâtre décline toute responsabilité en cas d’utilisation sur la peau.

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Cet article et ces photos sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.

La laitue sauvage dans l’Antiquité

Parmi les plantes utilisées dans les produits du Labo, il y a les plantes à parfum et les plantes actives. L’une des plus intéressantes, si ce n’est la plus intéressante de toutes par son histoire, sa symbolique et son efficacité est la laitue sauvage, que je mets nécessairement dans plusieurs produits pour son importance dans l’Antiquité, aussi bien pour la civilisation égyptienne que gréco-romaine.

La laitue sauvage est une plante sédative, toute laitue étant d’ailleurs connue pour favoriser le sommeil – sachant qu’elles ont les mêmes propriétés -. Bien sûr, des laitues, il en existe plusieurs, mais ce qu’il y a de plus important est son latex, le liquide blanc qui s’en écoule et d’où lui vient son nom « laitue » issu du mot « lait ». C’est ce liquide qui lui a conféré pour les Anciens toute son importance symbolique et sacrée dans le cadre des premières religions.

Son utilisation remonte à la plus ancienne Antiquité, en Egypte où elle était associée au dieu Min, dont l’apogée du culte remonte à 3150 avant J-C, avant le règne des pharaons eux-mêmes, précise l’ouvrage Sexus Joyus de Vicky Léon. Par la suite, fusionné avec différents dieux plus tardifs et remarquables du panthéon égyptien, comme Amon ou Horus – dont on ne reconnaît la présence de Min qu’à leur représentation en érection – il ne reste plus trace de ce dieu indécent et ityphallique, caractéristique des divinités masculines de la fertilité. Un effacement qu’on peut reconnaître comme le signe d’une société qui s’enrichit, se complexifie, et gagne en puissance.

Le même phénomène exactement s’est produit avec le dieu Pan, seul dieu dont on annonça de plus, la mort. Dans ses amours ratées, des ridicules, ses tentatives de viols sur des nymphes et ses divers rôles de faire-valoir, la mythologie nous montre assez le peu de valeur qu’on lui donnait, comparé aux Olympiens. On a un peu le même sentiment avec ce dieu Min dont on ne sait pratiquement rien et qui fait pâle figure à côté des remarquables personnalités que constituent des Horus, Osiris, Anubis, Amon, qui ont marqué l’histoire de l’Egypte pharaonique en inscrivant leur silhouette caractéristique dans la pierre.

Et surtout, son sexe en érection qu’il tient dans sa main est loin de l’image royale et digne à laquelle l’imaginaire égyptien pharaonique nous a habitués. Les moeurs associées à son culte non plus, d’ailleurs, comme l’explique Vicky Léon dans l’ouvrage déjà cité :

« En tant que principale divinité de la puissance sexuelle masculine, Min portait le fléau des moissons dans une main, et son organe dressé dans l’autre. ses fêtes étaient spectaculaires, parfois même orgiaques. (…)Les personnes qui prenaient part à la fête s’amusaient dans le plus simple appareil, le clou de la fête étant une compétition où il s’agissait de monter en haut d’un mât enrubanné. Naturellement, lors de ces fêtes, on mangeait essentiellement de la laitue. Quand on les pressait ou les frottait, une substance laiteuse s’en échappait qui, pour les Egyptiens, s’apparentait à du sperme. (…)on pensait que cette laitue contenait des propriétés opiacées et aphrodisiaques (…). »

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Dans la mythologie grecque aussi, la laitue était associée à la sexualité et au sperme, mais avec des effets inverses, et donc associé à une forme de terreur, comme le démontre cette histoire racontée par Catherine Clément dans le dictionnaire amoureux des dieux et des déesses et qui met en scène Héra :

 » La laitue est un manger de cadavre qui frappe d’impuissance les mâles grecs, qui n’en consomment jamais, à l’exception des Pythagoriciens. C’est aussi un manger de femme, à condition de ne pas croquer le coeur craquant d’où sort un jus blanc, le sperme de laitue. Héra est enceinte du coeur de laitue et accouche d’Hébé, la jeunesse. »

Au I er siècle, Pline fait remarquer ses vertus sédatives et la préconise pour le sommeil. Elle est toujours actuellement un des remèdes naturels les plus célèbres contre l’insomnie, ce qui vaut à cette plante d’être vendue en herboristerie sous différentes formes et de bénéficier d’une certaine popularité qui, on peut le voir, est loin d’être neuve. C’est particulièrement vrai, semble-t-il, de son latex – le sperme des Anciens, dans une logique proche de celle des signatures de Paracelse, qui voulait qu’une plante ressemble à ce qu’elle devait guérir.

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Voilà pourquoi dans quelques produits aphrodisiaques et égyptiens du labo, vous allez retrouver cette plante, par respect des conceptions des Anciens dans :

– Le kyphi intégral

– le kyphi intégral d’exception

– Les kyphis aphrodisiaques et sédatifs

Dans ce dernier, vous pourrez le comparer à une autre plante aphrodisiaque et sédative de l’Antiquité, le lotus bleu, toujours utilisé pour ces vertus aujourd’hui.

Pour la culture gréco-romaine, en revanche, fidèle à leurs croyances, il n’y en a que dans un produit sédatif de ma création, sur la base des conceptions anciennes :

– Encens de sommeil

Une invitation à découvrir les croyances des Anciens et les expérimenter le temps d’une fumigation de simple détente, ou amoureuse, sous les auspices du malicieux mais oublié dieu Min.

Cet article et photos sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.

 

Comment sentir un parfum antique ?

Dans un monde de molécules chimiques utilisées à plus de 95 % dans la parfumerie, où les parfums peuvent se permettre d’être plus que puissants, envahissants, nous avons développé un rapport aux senteurs d’une intensité dont nous n’avons pas conscience et qui pourtant, va conditionner toute notre attente vis-à-vis de ce sens.

C’est une chose dont on ne peut se rendre compte que par comparaison, et que seule l’expérience et le recul donnent mais qui sont incontestables et qui révèlent chez le néophyte qui découvre l’univers de mon artisanat et des senteurs traditionnelles :

  • L’impression que les senteurs naturelles ne diffusent pas grand-chose
  • La difficulté à les concevoir réellement comme parfums – mais plutôt comme des curiosités
  • La difficulté à les percevoir dans un testeur installé sur le stand

A cela, bien entendu, plusieurs raisons, toutes culturelles : dans un monde de parfums et arômes chimiques qui envahissent les parfumeries, supermarchés et leurs produits – parfums, crèmes de beauté, lessives, produits d’entretien, déodorants, shampooings, arômes ajoutés de pain chaud autour des boulangeries, etc.. – le monde de senteurs provoquées pour l’industrie conditionne le cerveau à ce qu’est un parfum et à une certaine intensité qu’on se croit en droit d’en attendre, habitués à ce qu’il en soit toujours ainsi. Car dans nos sociétés, le parfum est chimique depuis la fin du XIX ème siècle, ce qui veut dire qu’aucune des générations de notre famille dont nous ayons connu les membres n’a vécu avec une autre conception du parfum.

En effet, les parfums du commerce sont tous conçus par des parfumeurs chimistes qui travaillent avec une palettes de molécules odorantes pour créer des odeurs en fonction de la demande, de la mode, du budget mis dedans, etc. Autrement dit, son objectif n’est pas seulement de vous faire chercher un parfum – bien qu’il puisse y avoir une dimension ludique très agréable dans le fait d’éprouver une émotion à partir d’une odeur – mais d’abord que celui-ci vienne vous chercher pour vous séduire. Le parfum chimique est conçu pour venir jusqu’à vous sans que vous ayez à faire d’efforts.

A l’inverse, les parfums antiques, traditionnels, et qui emploient uniquement les matières premières de la nature, délivrent leur parfum dans tout l’aléatoire de l’intensité offerte par cette Nature. Ce qui veut dire que tout  ne sentira pas avec la même force, ni même dans des conditions identiques : certains sentent à froid, d’autres à chaud, certains aromates nécessitent le froissement de leurs feuilles, certaines épices la torréfaction, etc.

Dans le parfum naturel, brut, que diffuse une matière première, le rapport est donc inversé, et c’est à nous d’aller le chercher, comme ça se passe également en cuisine. Il n’a pas été pensé, prévu, dosé pour aller jusqu’à notre perception afin de nous séduire et nous pousser à le désirer. Il est, tout simplement, et l’effort doit venir de nous.

Bien entendu, le fil conducteur et la justification de l’utilisation de ces matières premières reste la tradition, ce que les Anciens et les cultures traditionnelles ont utilisé et utilisent encore comme parfums naturels parmi les bois, résines, fleurs, épices. C’est ce qui nous guide sur la voie de ce qu’est un parfum ancien et sur la force avec laquelle il porte.

Alors, effectivement, et c’est une découverte que doivent souvent faire les acheteurs ou ceux qui découvrent sur le stand, le parfum traditionnel diffuse, mais parfois si légèrement que ce n’est pas toujours évident de le trouver d’emblée, encore plus quand on a l’habitude de vivre au milieu des parfums synthétiques qui nous entourent. Une discrétion qui a certainement dû participer de sa valeur – les humains ayant l’habitude d’en attribuer beaucoup à ce qui est rare et difficile.

Or, il ne fait pas beaucoup de doutes que dans l’histoire des parfums, la surprise de découvrir un ingrédient révéler une fragrance inattendue a dû contribuer à son charme, sa dimension magique, et ce faisant, son utilisation rituelle pour honorer les dieux et séduire les hommes. C’est flagrant avec les résines d’arbres qui ne révèlent leur parfum intense qu’à chaud et qui, à froid, savent se montrer très discrètes.

Concrètement, comment cela se traduit-il dans ma boutique ?

Vous avez acheté un produit et vous vous apprêtez à l’utiliser ou à l’offrir.

Si c’est un encens, pas de problème : la chauffe révélera le parfum. En revanche, si c’est un parfum huileux, primitif ou poudreux, il va vous falloir faire un effort et aller le débusquer où il se cache, comme un précieux trésor. Car c’est à cette condition-là que vous découvrirez le parfum antique, dont le rapport à son intensité participe pleinement de son intérêt et de sa dimension historique. Ce faisant, il offre un cadeau inattendu : réinterroger notre rapport à l’odorat, à la façon qu’un ingrédient a de sentir de manière naturelle et brute, et ce faisant, réinterroger notre rapport à tout le sensible.

  • Méthode idéale pour le débusquer : 

Mettez votre nez au-dessus du produit à sentir et prenez le temps d’inspirer et expirer doucement et attentivement jusqu’à la perception. N’hésitez pas à fermer les yeux pour gagner en concentration (c’est ainsi que font les parfumeurs pour ne pas être influencés par les stimuli extérieurs et pour rester à l’écoute).

La boutique des senteurs antiques, c’est ici !

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Cet article et photos sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur. !

Parfums antiques du Labo

Dans ma boutique, ce sont les parfums par la fumée qui sont le plus représentés et les plus achetés dans le monde, au point que le Labo de Cléopâtre paraît presque être une boutique d’encens et de kyphis.

Pourtant, il n’en est rien. Ce qu’il a fallu de travail artisanal pour suivre une recette de parfum huileux d’il y a 2000 ans se voit concrètement dans le résultat obtenu, qui ne s’acquiert que par l’expérience. Le parfum huileux antique est non puissant, potentiellement instable car sans conservateur, donc sensible à la lumière et réactif à la chaleur, comme s’il était vivant.

La semaine dernière, partant du constat que les bouchons de liège des petites bouteilles anciennes n’étaient pas imperméables, cela a été l’occasion pour moi de quelques refontes de conditionnements et autres changements vers plus ou moins d’authenticité ou d’aspect pratique.

Sur la formulation, pas de changement, les recettes restent celles de l’Antiquité. Par contre, sur les conditionnements, on passe d’une bouteille à la forme et au bouchon ancien comme sur cette photo…

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…à une autre à un design plus moderne mais au bouchon parfaitement hermétique.

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Autre nouveauté : cette uniformisation m’a contrainte à des choix auxquels j’avais renoncé et qui pourtant sont exactement ceux de l’Antiquité : teinter les parfums, comme on le voit dans l’image à la Une, dans le parfum mycénien reconstitué du Musée archéologique d’Athènes. Les textes anciens mentionnent effectivement ce fait : les parfums étaient généralement colorés en rouge, comme un symbole de surcroît de vie dans une couleur sanguine. Les bouteilles toutes uniformes, sans possibilité de les distinguer entre elles, m’ont donc portée naturellement vers ce choix qui conduit à plus d’authenticité, mais aussi de beauté : la coloration de certains parfums avec des colorants végétaux naturels.

– Parfum antique fenugrec

Voici donc le parfum de rose avec l’ancien flacon

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Et le même jus avec le nouveau flacon

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– Parfum antique rose

Ces changements ont également été l’occasion de mettre pour la première fois en boutique le parfum de Cléopâtre, celui que j’avais fait et pour lequel j’avais ensuite écrit le livre qui m’a par la suite fait entrer dans le monde des senteurs antiques. C’est le seul qui soit fait avec des huiles essentielles de l’industrie moderne et non par des moyens techniques anciens d’enfleurage long. Il a néanmoins été réalisé en respectant au plus près les consignes de la recette du détergent en l’adaptant pour en faire un parfum huileux. Une odeur particulière à laquelle je suis accoutumée depuis que je l’ai ressuscitée en 2015. J’ai également coloré ce parfum.

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– Parfum cosmétique de Cléopâtre

Dans la catégorie des parfums huileux, seule l’huile de kyphi n’a pas connu de changements. Produit phare de la boutique et seul parfum à ne pas avoir existé dans l’Antiquité, sa fonction de parfum d’onction des outils sacrés et personnels reste malgré tout traditionnelle, chaque utilisateur sachant ce qu’il demande à son huile de kyphi.

Huile de kyphi

– Huile de kyphi

Enfin, derniers apparus, les pendentifs parfums primitifs, qui cumulent la fonction de bijou et de micro parfum civilisationnel. Le parfum, en effet, pour les Anciens, c’était d’abord l’odeur de la matière première brute, voilà pourquoi il est beaucoup question de couronnes, dans les textes antiques, notamment l’Anthologie palatine – compilation savante d’extraits de textes anciens – mais aussi dans les dialogues philosophiques, les buveurs arrivant généralement avec l’une d’entre ces couronnes parfumées aux vertus médicinales, notamment pour dissiper l’ivresse à venir.

J’ai donc décliné des parfums primitifs en égyptien, le bleu, au labdanum et lotus : IMG_9099

– Pendentif parfum primitif égyptien

Le Perse, en rose, au galbanum et rose ancienne

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– Pendentif parfum primitif perse

Le celte, vert, 100 % chêne et mousse de chêne. Le seul vraiment local et qui fut sans doute effectivement notre premier parfum historique.

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– Pendentif parfum primitif celte

Enfin, si vous voulez un aperçu de la boutique entière, ça se passe juste ici.

Cet article et photos sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur. !

 

Le Labo au Marché de l’Histoire de Compiègne 2019

Marché de l’Histoire, Compiègne (60)

13 avril – 14 avril

 

Vous suivez, aimez ce blog et connaissez mon artisanat, mon projet, mes recherches et ma boutique sur Etsy ? Peut-être même avez-vous déjà acheté une de mes senteurs de reconstitution ou une senteur inspirée des connaissances et des croyances des gens de
l’Antiquité.
Si vous passez par Compiègne et ses environs ou êtes tout simplement pas loin de l’Ile-de-France, le week-end du 13 et 14 avril 2019, je vous attends avec une sélection de produits artisanaux, tous conçus avec ma tête et mes mains, dans une aventure qui a commencé ici-même, par mes blogs WordPress.
Je vous y proposerai encens, parfums poudreux de recettes anciennes, parfums huileux faits uniquement à la main, sans huiles essentielles, et selon les recettes et techniques données par Dioscoride et Pline. Je vous y proposerai aussi des kyphis, bien entendu, les encens emblématiques et très sacrés de l’Egypte ancienne  qui étaient spécifiquement brûlés le soir devant les divinités.

Mais il y aura aussi les derniers nés : les fumigations actives de ma composition mais d’origine traditionnelle, qui ont plus un impact sur votre bien-être, et les encens auto-combustibles 100 % naturels, sans charbon, sans huiles essentielles et salpêtre, uniquement de ma composition, mais là aussi, tous conçus par civilisation.

 

 

Ce sera également pour moi l’occasion de vous voir, pour vous d’aborder les produits dans la réalité de leur taille, leurs couleurs, matières, et plus encore leurs odeurs, et le tout par civilisation.
Globalement, la culture antique, surtout gréco-égyptienne est la plus représentée dans ma boutique, mais vous trouverez aussi quelques senteurs indiennes, judeo-chrétiennes, et l’efficacité surprenante et les parfums de quelques plantes ancestrales vikings et amérindiennes.
Alors, je vous attends ici, avec beaucoup de plaisir, le week-end du 13 au 14 avril 2019 :
LE TIGRE
2 RUE JEAN MERMOZ
MARGNY-LÈS-COMPIÈGNE
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Senteurs de Noël du Labo de Cléopâtre

A l’occasion de Noël, outre les encens traditionnels de Noël dont il a été question sur le blog ici, ici, j’ai créé plusieurs coffrets de senteurs spécifiques antiques et artisanales à offrir ou s’offrir, dans un cadre et un univers particulier, proche de l’imaginaire antique.

  • A la Une, le coffret kyphi lotus d’exception comprend un photophore en forme de lotus formé de coquillages, 10 pastilles de kyphi de lotus et une fleur de lotus bleu, symbole de la Haute-Egypte dans une boîte Ankh, symbole de vie des anciens Egyptiens qu’on voyait dans la main des dieux représentés sur les fresques. La fleur de lotus, outre sa beauté, est un sédatif doux et un aphrodisiaque employés dans l’Antiquité jusque chez les Romains !

 

Coffret kyphi lotus d’exception

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  • Dans le coffret Noël celtique, L’encens des 12 corbeaux – encens purifiant de la culture celtique allemande qui s’utilise en fumigation rituelle dans le foyer du 25 décembre au 6 janvier – a été décliné en coffret accompagné d’un photophore aux symboles celtiques et d’une bougie chauffe-plat. Un best seller de ma boutique artisanale auprès des païens et pratiquants de l’Art du monde entier, qui peuvent ajouter un rituel authentique à leurs pratiques de Yule.

Coffret Noël celtique

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coffret nuit indienne

  • Le coffret Nuit indienne associe un encens antique et artisanal issu de la littérature indienne à une élégante petite boîte dorée siglée de Om et une lampe à ghee que vous pouvez utiliser comme telle bien qu’elle soit livrée avec une bougie chauffe-plat. De quoi se faire une ambiance des Mille et une nuits.

Coffret nuit indienne

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Coffret Noël chrétien

  • Enfin, Noël, c’est aussi et surtout la tradition chrétienne. Dans le Coffret Noël chrétien, je propose donc cette année mon encens Offrande des Rois Mages contenant le meilleur oliban d’Oman et la meilleure myrrhe de Somalie associés à de la feuille d’or, dans sa boîte dorée et nacrée, accompagné d’une bougie de dévotion à l’enfant Jésus, auxquels vient s’ajouter en plus un rouleau de charbon.

Coffret Noël chrétien

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Coffret encens individuel 2

  • Enfin, certains encens sont proposés à offrir en pochette individuelle pour les découvrir parmi les suivants : encens de Gilgamesh, encens de mariage mythologique, encens de sommeil, encens d’Aphrodite et encens de Dionysos.

Pochette encens individuel

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  • Les senteurs du Labo, ce sont aussi des parfums huileux, réalisés selon des recettes authentiques qui nous restent des auteurs de l’Antiquité – les médecins, puisque les parfumeurs ne nous ont rien laissé mais que les médecins avaient des recettes odorantes auxquelles ils donnaient des vertus médicinales.

Je vous propose donc, ce Noël, un parfum huileux de roses et un parfum de fenugrec, issus de Dioscoride, 100 % artisanaux, naturels, sans huiles essentielles et réalisés à la main par mes soins, selon les techniques de macération dans l’huile, comme on le faisait à l’époque.

Coffret parfum de rose

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Coffret parfum fenugrec

Parfum fenugrec 2

Je vous souhaite de très bonnes fêtes de Noël et de fin d’année, accompagnés de ceux que vous aimez et vous souhaite le meilleur pour l’année prochaine. A bientôt sur les blogs ! 

Cet article est la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de le reproduire sans l’autorisation de son auteur.