Senteurs de Noël du Labo de Cléopâtre

A l’occasion de Noël, outre les encens traditionnels de Noël dont il a été question sur le blog ici, ici, j’ai créé plusieurs coffrets de senteurs spécifiques antiques et artisanales à offrir ou s’offrir, dans un cadre et un univers particulier, proche de l’imaginaire antique.

  • A la Une, le coffret kyphi lotus d’exception comprend un photophore en forme de lotus formé de coquillages, 10 pastilles de kyphi de lotus et une fleur de lotus bleu, symbole de la Haute-Egypte dans une boîte Ankh, symbole de vie des anciens Egyptiens qu’on voyait dans la main des dieux représentés sur les fresques. La fleur de lotus, outre sa beauté, est un sédatif doux et un aphrodisiaque employés dans l’Antiquité jusque chez les Romains !

 

Coffret kyphi lotus d’exception

IMG_1055

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

IMG_0994

  • Dans le coffret Noël celtique, L’encens des 12 corbeaux – encens purifiant de la culture celtique allemande qui s’utilise en fumigation rituelle dans le foyer du 25 décembre au 6 janvier – a été décliné en coffret accompagné d’un photophore aux symboles celtiques et d’une bougie chauffe-plat. Un best seller de ma boutique artisanale auprès des païens et pratiquants de l’Art du monde entier, qui peuvent ajouter un rituel authentique à leurs pratiques de Yule.

Coffret Noël celtique

Coffret 12 corbeaux 1

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

coffret nuit indienne

  • Le coffret Nuit indienne associe un encens antique et artisanal issu de la littérature indienne à une élégante petite boîte dorée siglée de Om et une lampe à ghee que vous pouvez utiliser comme telle bien qu’elle soit livrée avec une bougie chauffe-plat. De quoi se faire une ambiance des Mille et une nuits.

Coffret nuit indienne

IMG_9257

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Coffret Noël chrétien

  • Enfin, Noël, c’est aussi et surtout la tradition chrétienne. Dans le Coffret Noël chrétien, je propose donc cette année mon encens Offrande des Rois Mages contenant le meilleur oliban d’Oman et la meilleure myrrhe de Somalie associés à de la feuille d’or, dans sa boîte dorée et nacrée, accompagné d’une bougie de dévotion à l’enfant Jésus, auxquels vient s’ajouter en plus un rouleau de charbon.

Coffret Noël chrétien

IMG_1104

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Coffret encens individuel 2

  • Enfin, certains encens sont proposés à offrir en pochette individuelle pour les découvrir parmi les suivants : encens de Gilgamesh, encens de mariage mythologique, encens de sommeil, encens d’Aphrodite et encens de Dionysos.

Pochette encens individuel

Coffret encens individuel.jpg

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

IMG_1111

  • Les senteurs du Labo, ce sont aussi des parfums huileux, réalisés selon des recettes authentiques qui nous restent des auteurs de l’Antiquité – les médecins, puisque les parfumeurs ne nous ont rien laissé mais que les médecins avaient des recettes odorantes auxquelles ils donnaient des vertus médicinales.

Je vous propose donc, ce Noël, un parfum huileux de roses et un parfum de fenugrec, issus de Dioscoride, 100 % artisanaux, naturels, sans huiles essentielles et réalisés à la main par mes soins, selon les techniques de macération dans l’huile, comme on le faisait à l’époque.

Coffret parfum de rose

IMG_1087

Coffret parfum fenugrec

Parfum fenugrec 2

Je vous souhaite de très bonnes fêtes de Noël et de fin d’année, accompagnés de ceux que vous aimez et vous souhaite le meilleur pour l’année prochaine. A bientôt sur les blogs ! 

Cet article est la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de le reproduire sans l’autorisation de son auteur.

 

Publicités

Les encens aphrodisiaques du Labo

Dans ma boutique, je propose des encens aphrodisiaques. Cela n’a rien de surprenant : aujourd’hui encore, on attribue à des senteurs, des plantes, des substances, le pouvoir de troubler, de susciter le désir. Chaque civilisation attribue ainsi à des produits, végétaux et animaux qu’elle possède dans sa culture et ses usages, la capacité de provoquer ce désir, à la base des préoccupations humaines.

La culture des aphrodisiaques est immense, tant le désir humain est, bien entendu, aussi vieux que l’humanité elle-même. Mais c’est également une culture obscure, brouillonne, et instable qui, dans nos sociétés cartésiennes de la preuve par la science sinon rien, a valeur de sous-culture, voire de charlatanisme et ne mérite ainsi pas notre attention. Et pourtant, quelle richesse !

L’Antiquité, elle aussi, croyait en ses substances aphrodisiaques, à tel point que les livres de médecins, poètes et botanistes en sont remplis. Aphrodisiaques à consommer ou à sentir, comme dans certains pays d’Afrique ou d’Asie conservant une culture traditionnelle, sang et parties animales que nous trouverions aujourd’hui rebutantes, plantes étranges font partie de la pharmacopée antique du désir. Un savoir oublié et dénigré que seuls ont conservé les traités de magie qui survivent dans un savoir parallèle et lui aussi dénigré appelé ésotérique.

 

Pourquoi ai-je fait des encens aphrodisiaques ?

Parce que c’est fascinant, tout simplement ! C’est une culture riche, une culture à part entière et chaque civilisation ancienne a développé des croyances selon une culture encore plus ancienne dont nous avons perdu la trace mais dont on retrouve des bribes dans l’utilisation de certains ingrédients plutôt que d’autres et les causes possibles ou expliquées des raisons de cet emploi.

  • L’aphrodisiaque grec

IMG_8811.JPG

La culture grecque était forte de sa mythologie et de son système de pensée irremplaçable d’où a émergé la philosophie et d’autres disciplines propres à notre civilisation. L’encens aphrodisiaque grec emploie majoritairement les plantes et résines consacrées à la déesse Aphrodite. Parmi celles-ci, la myrrhe, encore et toujours, qui parcourt toute la culture ancienne de l’Egypte à Rome, et dont Ovide nous raconte l’origine mythologique dans ses Métamorphoses; une origine liée à Aphrodite, Adonis, et surtout sa mère, l’incestueuse Myrrha, changée en arbre pour échapper à la colère de son père dont elle était enceinte, suite à un sort lancé par la déesse. Ses larmes odorantes coulent toujours le long de son tronc et nous enchantent.

– Mon aphrodisiaque grec

  • L’aphrodisiaque romain

IMG_8807

Plus modeste, il est composé de produits plus agricoles, bruts et moins raffinés que l’aphrodisiaque grec. Il rappelle déjà ce que doit devenir la culture italienne, notamment de la gastronomie. Dans cet encens, c’est la sarriette qui domine, herbe aromatique délicieuse que nous utilisons pourtant peu dans notre alimentation et qui était considérée comme aphrodisiaque, comme le démontre son étymologie puisqu’elle signifie « herbe aux Satyres ». Ovide, néanmoins, la considérait comme un poison, ce qui est loin d’être le cas. Il lui préférait  l’oignon et la roquette, ingrédients qui ont en effet survécu dans notre alimentation et sont appréciés pour leur saveur piquante.

– Mon aphrodisiaque romain

  • L’aphrodisiaque indien

IMG_8956

L’encens aphrodisiaque indien est inspiré par un texte antique, la reconnaissance de Shakuntala où sont mentionnées les senteurs qui rendent les femmes prêtes à l’amour. L’Inde étant un pays à la culture traditionnelle, les senteurs utilisées sont encore d’un usage très courant et toujours parmi les préférées. Si courant qu’on en oublierait qu’elles sont utilisées dans les pratiques sexuelles utilisées dans certaines branches du Tantrisme. De la pâte de santal et des fleurs sont appliquées sur le sexe de l’initiatrice. L’homme n’y répand pas sa semence mais donne du plaisir à la femme, énergie dont il se servira pour atteindre le divin.

« On parvient à l’extase, quand on est mâle, en pénétrant le vagin d’une partenaire préalablement consacré comme lieu de culte, en le parfumant avec de la pâte de santal et en l’ornant de fleurs. »

Catherine Clément. Faire l’amour avec Dieu.

– Mon aphrodisiaque indien

  • L’aphrodisiaque égyptien

Aphro Egyptien 2

Culture raffinée dans l’Antiquité, et première en matière de médecine et de parfum, qui étaient indissociablement liés, l’Egypte fut logiquement la première à faire venir de loin les matières premières comme la myrrhe, venue du pays de Pount, et pour le parfum duquel la reine Hatchepsoût n’avait pas hésité à organiser une expédition. Mais l’ingrédient réellement considéré comme aphrodisiaque et qu’on employait lors des fêtes de Min, divinité de la fertilité et de la moisson, c’était la laitue sauvage dont le liquide blanc s’en écoulant était considéré comme du sperme pour les anciens égyptiens, comme nous le raconte Vicky Léon dans Sexus Joyus, pratiques et coutumes joyeuses de la sexualité dans l’Antiquité. Un liquide blanc qui se retrouve solidifié dans mon encens, mais que je prends soin de recueillir précieusement. Dans tous les cas, la laitue apporte une détente bienvenue en cas de stress faisant obstacle à l’amour.

– Mon aphrodisiaque égyptien

Cet article et ces photos sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.

Senteurs et reconstitutions historiques

Le Labo de Cléopâtre, c’est un blog sur lequel j’écris des articles de recherche, de découverte sur les cosmétiques de l’Antiquité. Parfois, c’est un savoir théorique, parce qu’honnêtement, je ne peux pas faire une pâte de mouches calcinées ou de tête de souris mortes. La plupart du temps, cependant, c’est un savoir pratique : à partir de recherches de textes d’auteurs anciens, je teste des recettes concrètes de produits de beauté de l’Antiquité.

De cette expérience est né mon atelier où je reproduis des senteurs de l’Antiquité sur la base, là aussi, d’auteurs anciens où d’historiens modernes spécialistes du sujet. Quand la senteur me séduit, surtout du point de vue de sa cohérence, je la propose dans ma boutique Etsy du Labo de Cléopâtre.

Comment je choisis une senteur ?

Nous possédons tous une bibliothèque d’odeurs que nous apprécions ou n’apprécions pas. Dans une senteur historique, vous avez avant tout des senteurs qui n’appartiennent plus à notre culture : les rencontrer est donc toujours un réveil sensuel un appel à dépasser nos conditionnements pour parvenir à l’aventure. Certaines matières premières de l’Antiquité demandent réellement du temps et de l’apprivoisement.

Pour seul exemple, je pourrais évoquer le nard. Cette racine de l’Himalaya découverte à l’occasion des conquêtes d’Alexandre le Grand est vite venue enrichir la parfumerie de l’Antiquité pour devenir une des senteurs préférées de son époque. Or, le vrai nard a une odeur puissante que notre odorat juge d’abord de façon défavorable : elle est puissante et évoque quelque chose entre la terre ferreuse et le pied malpropre. Aujourd’hui encore, les gens qui sentent le nard en sont dégoûtés. Je sais que j’ai atteint mon objectif quand j’ai commencé à considérer que le nard sentait bon, très bon. Je sais alors qu’une partie de moi a fait un bond dans le temps.

Quand on assiste à une reconstitution historique lors d’un spectacle médiéval ou d’une autre époque, on se laisse principalement envahir par l’atmosphère de l’action et l’aspect étrange des costumes. Mais ça ne peut pas aller beaucoup plus loin : la langue n’est déjà plus la même depuis longtemps, la façon de concevoir le temps et donc de se mouvoir dans l’espace non plus, la force physique associée à une vie de labeur, sans voiture, transports en commun et des machines ne peut être rendue, de même que la laideur et la mortalité touchant des gens qui ne possédaient pas véritablement de médecine qui soigne efficacement.

Dans une senteur historique, il y a une immense partie du savoir et des capacités d’une époque qui se révèle avec un minimum de trahison quand les matières premières sont trouvables. Un autre très grand avantage est que cette connaissance passe directement par les sens. Sens oublié et dénigré depuis le christianisme, l’odorat est pourtant le sens le plus relié à nos émotions et à notre mémoire, à un point qui pourrait presque passer pour surnaturel. Il est d’ailleurs presque surprenant qu’on ait eu besoin d’auteurs du XIX ème siècle comme Marcel Proust avec sa fameuse madeleine servant de métaphore parfaite pour traduire un sentiment universel : le jaillissement soudain de souvenirs enfouis à la faveur d’une odeur à laquelle le cerveau les avait inconsciemment associés.

Dans le monde arabe, dans les sociétés traditionnelles, on n’a pas perdu le lien avec les odeurs. Dans le monde occidental antique, les senteurs étaient aussi importantes, comme en témoignent les épopées et nombreuses poésies évoquant les parfums, qui étaient souvent des fumigations, quand elles étaient collectives. Or, l’encens, les fumigations sont toujours le moyen privilégié pour créer une synergie et atteindre un état modifié de conscience. Dans ces senteurs, il y a la mémoire des arbres, des plantes et de la terre, des Hommes et de leurs premiers liens avec leur environnement et ce qu’ils en ont fait pour être heureux, communiquer avec les dieux, avec leurs morts, et se soigner.

Une telle richesse d’émotions et d’évocations possible, ce serait vraiment dommage de faire l’impasse dessus.

IMG_3828

( Photo à la Une : Ramses III faisant une offrande d’encens à Osiris. Site d’Aimé Jean-Claude. Photo de fin d’article : encensoir égyptien représenté sur la peinture auquel manque le réservoir à grains d’encens. Photo personnelle. Musée du Louvre.)

Quelques senteurs que je propose :

– Kyphis

– Encens

– Diapasmas

– Aphrodisiaques anciens

Cet article et la photo de fin d’article sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.