Shopping : encens de l’Antiquité

Pour découvrir les parfums originels, il est important de noter que si la contrefaçon existait déjà dans l’Antiquité, on s’accordait aussi à penser, hier comme aujourd’hui, que le vrai produit – qui était souvent cher – était le seul à pouvoir offrir une véritable expérience.

Parmi toutes les offres du marché, voici les meilleures trouvailles et les sites en ligne les plus précieux pour :

  • Les résines

Arbor’essences propose de revivre une expérience millénaire en proposant de résines pures dont une gamme étendue d’olibans de plusieurs pays ainsi que le célèbre oliban d’Oman. Acheter plusieurs olibans vous permet de faire une expérience olfactive unique et d’expérimenter la diversité des parfums issus des arbres de la même espèce, voire du même arbre, puisque les deux récoltes de l’année ne donnent pas du tout la même qualité de parfum.

Vous pouvez en outre trouver la myrrhe, le mastic, le storax, le labdanum et l’opoponax, un kiphy ( mélange d’encens sacré de l’Egypte antique ) et d’autres résines qu’on n’employait pas dans l’Antiquité mais qui pourraient aussi vous intéresser.

Le gros plus : le Coffret Olibanum vous permet de découvrir 3 olibans d’exception, dont, le meilleur au monde, celui d’Oman.

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  • Les épices

L’île aux épices est un site de spécialistes proposant des épices du monde entier, et, avantage non négligeable, des fiches techniques très précises et documentées pour commencer à en user correctement. L’histoire de chaque épices, leur date de péremption, ce qu’il faut faire ou non pour en révéler les saveurs vous permet, en cuisine comme en cosmétiques antiques, de faire enfin une expérience authentique et appropriée de ces merveilleux exhausteurs. En terme d’encens antiques, vous trouverez :

  • la cannelle de Ceylan, la vraie, que vous n’avez peut-être jamais connue comme ils vous la proposent : piquante, parfumée et sucrée à la fois. En encens, elle s’utilise en bâtons qu’on peut casser plutôt qu’en poudre qui se consume trop vite.
  • le safran, épice d’autant plus inconnue que chère, elle peut être frelatée quand elle est en poudre ou quand elle affiche un prix bas. La fiche produit vous permet d’en apprendre plus et donc de faire de bons choix.
  • la cardamome noire, qu’on appelait l’amome dans l’Antiquité et qui servait dans les parfums plus que dans la cuisine. Celles que j’ai reçues sont les plus grosses que j’aie jamais vues, comme l’illustre la photo ci-dessous ( à gauche, cardamome noire achetée dans une épicerie indienne, à droite, celle de l’Ile aux épices !). En encens, il faut retirer l’écorce, libérer les grains et les déposer sur le charbon pour en découvrir le parfum.cardamomes-noires

Le gros plus : les fiches techniques avec l’histoire des épices, des mélanges authentiques d’épices rares qu’on ne trouve que dans certaines gastronomies spécifiques et qui méritent d’être connus, et les épices aphrodisiaques.

  • Encens et aromate

Herborathèque est le site d’un spécialiste des plantes diplômé dans plusieurs disciplines croisées qui propose des plantes du monde entier pour divers problèmes de santé, des expériences olfactives, pour se détendre ou améliorer sa libido.

Parmi leurs propositions d’encens naturels, on note quelques parfums antiques : le bois de oudh, le nard jatamansi, l’oliban, un kiphy, la myrrhe, le storax et le labdanum.

Le gros plus : l’authenticité des produits du monde et la vraie connaissance scientifique et écologique des plantes issue des sociétés où elles sont encore utilisées pour se soigner, rêver, communier avec les dieux, c’est-à-dire des usages courants dans l’Antiquité.

  • Retrouvez également les authentiques encens et d’autres parfums poudreux de l’Antiquité que j’ai recréés et que je vends sur la boutique du Labo de Cléopâtre.

Cet article et ces photos sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.

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Découvrir les encens de l’Antiquité

Les premiers parfums de l’histoire sont ceux qu’on a fait brûler, ce que révèle l’étymologie du mot parfum – « par la fumée ». C’était une pratique qui avait lieu un peu partout puisqu’on la retrouve dans les recettes religieuses de l’Egypte antique, dans les textes canoniques de l’Ancien Testament, dans les conquêtes d’Alexandre le Grand, et dans les différents textes de l’Antiquité européenne, qu’ils soient historiques, poétiques, naturalistes ou botaniques.

Dans l’Antiquité, les parfums avaient un statut à part qu’ils ont perdu à la chute de l’Empire romain, à la montée du christianisme et qu’ils ont commencé un peu à retrouver à la suite des Croisades, quand les Européens découvrirent les raffinements de l’Orient, qui avaient été les leurs autrefois.

Aujourd’hui, les encens sont toujours employés dans les églises, les temples et appréciés par ceux qui pratiquent la magie ou une spiritualité. Mais ils ont beaucoup moins la fonction de parfum, celle-ci étant assumée par les différents « jus » à base d’huiles essentielles, molécules chimiques et alcool qu’on ne connaissait pas dans l’Antiquité.

Pourtant, ce qu’on utilisait autrefois comme encens constitue toujours le sommet de la parfumerie d’aujourd’hui, c’est-à-dire la base des parfums orientaux les meilleurs et les plus chers, qu’on trouve toujours dans les grandes maisons comme Amouage, Serge Lutens, ou même les parfums du début du XX ème siècle des grandes maisons et même leurs nouvelles collections Prestige qui tentent de retrouver cette authenticité et cette qualité des premiers parfums.

Pour découvrir les encens de l’Antiquité, impossible d’utiliser comme aujourd’hui les bâtonnets ou les mélanges tout faits car les encens antiques étaient principalement :

  • Des résines

Les exsudations des arbres ou autres plantes sont un véritable réservoir de senteurs toujours plus étonnantes, subtiles et parfois même désagréables dont il faut refaire la conquête pour savoir ce qu’était un parfum antique.

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  • L’oliban

C’est la résine du boswellia, un arbre à encens dont plusieurs espèces peuvent donner des parfums. Le plus estimé et le plus cher, aujourd’hui comme hier, c’est celui du Sultanat d’Oman ( photo à la Une). Mais d’autres étaient aussi employés dans l’Antiquité, par exemple celui d’Ethiopie, offrande probable de la reine de Saba au roi Salomon et qu’on trouve toujours actuellement.

  • La myrrhe ( photo ci-dessus)

Aussi précieuse et chère que l’encens, on en connaissait autrefois plusieurs sortes. C’est toujours le cas actuellement, plusieurs commiphora donnant effectivement des résines odorantes. Néanmoins, il est difficile de savoir si celles employées aujourd’hui correspondent à celles qu’on utilisait autrefois. Seule la résine du commiphora myrrha est la myrrhe originelle et la plus précieuse de cette espèce.

  • Le labdanum

Résine du ciste, arbrisseau méditerranéen donnant des fleurs, les Anciens la croyaient produite par la crasse de leurs moutons dont la laine était pleine quand ils revenaient des pâturages. Les Crétoises le brûlaient pour parfumer leurs corps, cheveux et vêtements. Rare, il est très cher.

  • Le storax, l’opoponax, le mastic du lentisque et le galbanum figurent parmi les autres résines utilisées dans l’Antiquité mais plus dans des parfums huileux. Certains figuraient néanmoins dans la recette du kiphy, de l’encens du Deutéronome ou d’autres mélanges à brûler. img_6825

 

  • Des épices

Elles étaient effectivement beaucoup plus employées en parfumerie qu’en cuisine et certaines étaient utilisées comme parfums à brûler.

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  • La cannelle

La vraie cannelle venait d’Inde, mais les commerçants arabes faisaient croire qu’elle poussait chez eux. On connaissait déjà la vraie cannelle – d’Inde et du Sri Lanka – et la fausse, appelée casse, venue de Chine. Les deux étaient brûlées et c’est une bonne idée que d’essayer les deux.

  • La cardamome noire

Si aujourd’hui on préfère la verte qui est la seule qu’on consomme en Occident, c’était autrefois la noire, plus âcre et fumée, qui était appréciée et qu’on employait dans les parfums.

  • Le safran (photo ci-dessus)

On dit qu’Alexandre le Grand sentait le safran. Toujours aussi cher qu’autrefois, il était surtout utilisé comme parfum à brûler, même s’il était aussi utilisé dans les parfums huileux. Mais il était plus particulièrement estimé à Rome où son emploi atteignit des sommets dans le luxe et l’absurdité, et son excès fut critiqué chez les poètes et écrivains de l’époque.

  • Pour l’expérience olfactive de votre choix :

 

  • Matériel
  • Charbon
  • Pince à charbon
  • Plat ignifugé
  • Flamme
  • Résines et épices de votre choix

 

  • Utilisation

Après avoir complètement enflammé le charbon avec la pince, déposez-le dans le plat ignifugé. Déposez-y la résine ou l’épice de votre choix et laissez-la libérer ses huiles essentielles au contact de la chaleur. Mettez-vous au -dessus de la fumée et faites l’expérience des parfums originels, de ces toutes premières senteurs appréciées de notre histoire.

Quand le produit est presque complètement carbonisé et ne produit plus de fumée odorante sur le charbon, dégagez-le avec la pince et testez une autre senteur ou continuez avec la même selon votre désir.

Cet article, cette recette et ces photos sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.