Senteurs de Noël du Labo de Cléopâtre

A l’occasion de Noël, outre les encens traditionnels de Noël dont il a été question sur le blog ici, ici, j’ai créé plusieurs coffrets de senteurs spécifiques antiques et artisanales à offrir ou s’offrir, dans un cadre et un univers particulier, proche de l’imaginaire antique.

  • A la Une, le coffret kyphi lotus d’exception comprend un photophore en forme de lotus formé de coquillages, 10 pastilles de kyphi de lotus et une fleur de lotus bleu, symbole de la Haute-Egypte dans une boîte Ankh, symbole de vie des anciens Egyptiens qu’on voyait dans la main des dieux représentés sur les fresques. La fleur de lotus, outre sa beauté, est un sédatif doux et un aphrodisiaque employés dans l’Antiquité jusque chez les Romains !

 

Coffret kyphi lotus d’exception

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  • Dans le coffret Noël celtique, L’encens des 12 corbeaux – encens purifiant de la culture celtique allemande qui s’utilise en fumigation rituelle dans le foyer du 25 décembre au 6 janvier – a été décliné en coffret accompagné d’un photophore aux symboles celtiques et d’une bougie chauffe-plat. Un best seller de ma boutique artisanale auprès des païens et pratiquants de l’Art du monde entier, qui peuvent ajouter un rituel authentique à leurs pratiques de Yule.

Coffret Noël celtique

Coffret 12 corbeaux 1

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coffret nuit indienne

  • Le coffret Nuit indienne associe un encens antique et artisanal issu de la littérature indienne à une élégante petite boîte dorée siglée de Om et une lampe à ghee que vous pouvez utiliser comme telle bien qu’elle soit livrée avec une bougie chauffe-plat. De quoi se faire une ambiance des Mille et une nuits.

Coffret nuit indienne

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Coffret Noël chrétien

  • Enfin, Noël, c’est aussi et surtout la tradition chrétienne. Dans le Coffret Noël chrétien, je propose donc cette année mon encens Offrande des Rois Mages contenant le meilleur oliban d’Oman et la meilleure myrrhe de Somalie associés à de la feuille d’or, dans sa boîte dorée et nacrée, accompagné d’une bougie de dévotion à l’enfant Jésus, auxquels vient s’ajouter en plus un rouleau de charbon.

Coffret Noël chrétien

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Coffret encens individuel 2

  • Enfin, certains encens sont proposés à offrir en pochette individuelle pour les découvrir parmi les suivants : encens de Gilgamesh, encens de mariage mythologique, encens de sommeil, encens d’Aphrodite et encens de Dionysos.

Pochette encens individuel

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  • Les senteurs du Labo, ce sont aussi des parfums huileux, réalisés selon des recettes authentiques qui nous restent des auteurs de l’Antiquité – les médecins, puisque les parfumeurs ne nous ont rien laissé mais que les médecins avaient des recettes odorantes auxquelles ils donnaient des vertus médicinales.

Je vous propose donc, ce Noël, un parfum huileux de roses et un parfum de fenugrec, issus de Dioscoride, 100 % artisanaux, naturels, sans huiles essentielles et réalisés à la main par mes soins, selon les techniques de macération dans l’huile, comme on le faisait à l’époque.

Coffret parfum de rose

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Coffret parfum fenugrec

Parfum fenugrec 2

Je vous souhaite de très bonnes fêtes de Noël et de fin d’année, accompagnés de ceux que vous aimez et vous souhaite le meilleur pour l’année prochaine. A bientôt sur les blogs ! 

Cet article est la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de le reproduire sans l’autorisation de son auteur.

 

Parfum de fenugrec en images

Parmi les différents parfums qu’on réalisait dans l’Antiquité, des encens, poudres, couronnes et parfums huileux, le plus fascinant est le parfum huileux. C’est en effet celui qui ressemble le plus à ceux que nous connaissons, qui sont de consistance liquide – même si aujourd’hui, le liquide en question est de l’alcool. Dans les pays musulmans, où l’alcool est interdit et où les senteurs sont assez proches de celles qu’on aimait dans l’Antiquité, il continue de se faire des parfums huileux comme le Attar indien devenu rare, mais dont la technique continue d’avoir des adeptes.

Mais ici, à l’atelier, c’est bien une recette antique, une macération huileuse de technique ancestrale européenne et aujourd’hui disparue dans la manière de fabriquer nos parfums, que j’ai reproduite cet été. Venant de Dioscoride, un médecin, elle était probabelement plus employée pour soigner que pour parfumer, les deux objectifs s’opposant dans l’Antiquité mais étant nécessairement proches dans les plantes aromatiques utilisées ainsi que dans les mêmes techniques.

Aucun des ingrédients utilisés dans ce mélange n’est plus vraiment employé dans la parfumerie aujourd’hui, ce qui donne un produit très spécial, d’une grande originalité, mais qui a la particularité d’avoir pu être reproduit intégralement car il demande peu d’ingrédients et d’étapes, contrairement à d’autres aux ingrédients plus complexes ou introuvables, aux étapes exigeantes comme des parfums huileux à base d’ingrédients frais, ou bien tout simplement le célèbre kyphi, qui demande énormément de travail.

Ici, le travail principal est celui de la macération. Après quoi, j’ai filtré.

 

Le produit fini est vendu sur ma boutique Etsy. Produit naturel et artisanal d’une technique de 2000 ans n’utilisant aucun conservateur et ayant été observé dans les ingrédients et proportions exacts, les conditions de sa conservation sont certainement aléatoires et non déterminables pour l’instant. Néanmoins, il est à protéger des rayons du soleil et de l’humidité.

Le parfum de fenugrec sur la boutique du Labo

Cet article et ces photos sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.

Déodorants de l’Antiquité

Par cette vague de chaleur, le moment est tout choisi pour vous faire découvrir des déodorants de l’Antiquité qui peuvent s’avérer de véritables alternatives lorsque vous êtes allergiques aux produits chimiques, aux odeurs trop fortes, ou tout simplement curieux des anciennes façons de concevoir la beauté et l’hygiène.

  • La poudre d’alun

La pierre d’alun, qui a fait son grand retour au moyen des cosmétiques bio était déjà connu et utilisé par les Anciens pour sa lutte contre la transpiration. Oribase, grand compilateur de la médecine antique du V ème siècle, écrit ainsi : » Contre la fétidité des aisselles et l’odeur de bouc. Faites des embrocations avec la myrrhe ou l’alun. »

Par embrocation, l’auteur voulait dire que la poudre d’alun ou de myrrhe n’étaient pas appliqués directement sur la peau mais au moyen d’une substance grasse, huileuse, qui adoucissait le côté irritant des grains de la poudre.

( La poudre d’alun, a par contre, le désavantage de déposer des sels d’aluminum sur votre peau, en lesquels on a actuellement moins confiance )

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  • Ingrédients
  • Poudre d’alun
  • Cérat maison à l’huile d’olive ou beurre corporel cacao, olive, etc.IMG_6402
  • Marche à suivre

Sur aisselles propres et parfaitement sèches, appliquez une noisette de beurre corporel ou de cérat mêlé à un peu de poudre d’alun.

  • Les divers diapasmas

Les diapasmas sont des poudres sèches, de végétaux ou de minéraux reconnus dans l’Antiquité comme étant propres à parfumer et faire disparaître « l’odeur de bouc ». D’un point de vue pratique, on pourrait dire que tout ce qui aide à maintenir la sécheresse du corps et empêcher son humidité et donc la survenue des bactéries va empêcher les mauvaises odeurs.

Pour autant, culturellement, il y a ce qu’on est sûr qu’on employait puisque les textes médicaux en témoignent. On a ainsi vu la poudre de myrrhe, à employer comme la poudre d’alun.

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S’y ajoute :

  • de la poussière d’encens – idéale pour recycler les fonds de boîte
  • les feuilles de cannelle

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  • du jonc odorant

On trouvait également de l’épiaire – plante sauvage – des baies de laurier desséché et du myrte desséché.

  • De la poudre d’iris

Toujours employée, et comme la poudre d’alun, de retour après une éclipse, la poudre d’iris peut servir de déodorant à la fois antique et contemporain, puisqu’on le trouve facilement dans les commerces bio ou spécialisés.

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Sur aisselles propres et sèches, appliquez votre poudre de racine d’iris en plusieurs couches afin d’assurer la sécheresse, et appliquer de nouveau si besoin.

  • Les diapasmas élaborés
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Nettoyant de Cléopâtre

Il existait des recettes précises et élaborées de parfums poudreux qui étaient multi-usage et qui avaient surtout la fonction d’empêcher la mauvaise odeur de sueur. En réalité, elles étaient surtout utilisées par les aristocrates et les recettes employées étaient des senteurs célèbres. Dioscoride et d’autres médecins en donnent certaines recettes que vous pouvez découvrir dans ma boutique et auxquelles j’ai donné la fonction de senteur pour le linge mais qui servaient de déodorant et de parfum sec à leur époque. Parmi eux, le nettoyant de Cléopâtre, utilisé sec, peut servir à cet usage.

Les diapasmas de ma boutique et leur histoire sont ici !

  • De la terre de Sélinonte

Comme la terre de Kimolos, la terre de Sélinonte nous rappelle les diverses argiles, kaolin, ghassoul, utilisés pour se nettoyer ou assécher et qu’on utilise depuis des millénaires. Des terres argileuses qui ne laissent pas passer l’eau naissent les sources, puis les rivières et les fleuves. C’est donc tout naturellement qu’on peut employer la poudre d’argile qu’on trouve dans le commerce, sachant bien sûr qu’en fonction de la couleur de peau ou de la volonté de ne pas trop être marqué au niveau des vêtements, on peut choisir parmi les couleurs d’argile.

Au début de cet été, j’ai utilisé le kaolin comme déodorant. Il a bien fonctionné, j’ai donc décidé de le perfectionner un peu en le parfumant à l’Antique, sans huiles essentielles.

  • Ingrédients
  • Poudre de kaolin
  • Storax noir ( sachet de 50 gr)
  • Mortier et pilon
  • Bol
  • Cuillère
  • Bocal ou boîte hermétique
  • Tamis

 

  • Marche à suivre

Dans le bol, dosez 3 cuillères à soupe de kaolin en poudre. Dosez ensuite 1 cuillère de storax que vous mettrez à piler dans le mortier pour le réduire en poudre et que vous passerez au tamis avant de le mettre dans le bol. Ce qui ne passera pas par le tamis devra être moulu de nouveau. Vous doserez et tamiserez ainsi 3 cuillères à soupe de storax avant de mélanger complètement les 2 ingrédients réduits en poudre que vous conserverez dans votre bocal ou votre boîte hermétique.

Vous voilà en possession d’un déodorant naturel qui vous protège de l’humidité tout en vous parfumant juste légèrement.

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Les étapes du kyphi en images

Depuis plusieurs années, déjà, ce blog délivre des articles sur les cosmétiques et les parfums antiques. Mais le Labo de Cléopâtre, c’est aussi un atelier et une boutique artisanale, dont vous retrouvez les produits sur Etsy, dans l’intimité desquels je ne vous fais pas assez entrer.

C’est pourquoi je vous invite dans l’intimité de la réalisation d’un kyphi tel que je le pratique, sachant que j’en propose plusieurs, sur la base des différents textes que j’ai rencontrés sur le sujet qui en parlaient et qui m’ont permis de tenter des recettes, jamais parfaites, jamais semblables, mais qui permettent de s’approcher néanmoins du produit d’origine.

Il y aurait en effet plein de choses à dire sur les végétaux de l’Antiquité contre ceux de l’époque moderne, l’utilisation de ce qu’on appelle une plante toxique et qui n’était pas crainte à l’époque, l’emploi du kyphi lui-même, le choix de remplacer certains ingrédients introuvables par d’autres leur ressemblant, etc. En somme, la question revient entre le « doit-on faire sachant que ce ne sera pas vraiment ça » et « renonçons car nous savons que ce ne sera pas parfaitement ça ».

Dans mon atelier, le verre du kyphi est à moitié plein. Ca tombe bien, outre sa fonction d’encens, il aromatisait aussi le vin, surtout dans sa fonction de médicament ! Et dans ma boutique, il en est le produit phare, puisqu’on m’en a commandé des Bermudes à l’Angleterre, en passant par  la France, l’Irlande, Hawaï, et les Etats-Unis où il est très apprécié – les pays anglo-saxons semblant vraiment être amateurs de kyphis et de culture égyptienne.

C’est d’ailleurs dans le vin que tout commence puisque les raisins secs y séjournent avant de s’y faire ajouter tous les aromates complexes qui viendront lui donner sa senteur si caractéristique. De tous les produits de ma boutique, le kyphi est celui qui demande le plus de travail. Le jour du mélange, déjà, puisqu’il faut réduire tous les ingrédients qui ne le sont pas en une poudre, que ce soit au mortier ou à la meule. Le tamis est justement là pour déterminer ce qui doit y passer. Enfin, le miel est ajouté et la préparation peut passer au mixeur.

Une fois devenue une pâte, le kyphi va encore patienter une semaine, évaporer le vin qui lui restait, gagner en arômes en séchant et devenir collant – à condition d’être retourné chaque semaine et protégé le reste du temps. La dernière étape – la plus longue après le mélange – est celle du façonnage en pastilles. C’est sous cette forme que je leur fais subir leur dernier et plus long temps de séchage dans un meuble dédié où ils sont à l’abri de la lumière et de la poussière. En toute dernière phase, je les empaquette dans de petits sachets individuels réalisés à la main. Ce sont eux qui rejoindront les colis et que vous déballerez un par un chaque fois que vous souhaiterez les faire brûler.

J’en propose plusieurs recettes, tous gréco-égyptiens pour l’instant, issus des livres des médecins de l’Antiquité. Les kyphis de la boutique sont ici

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Mon brûle-encens universel testé par Sybille

Mes dernières fumigation d’encens avaient été catastrophiques, la cause: le charbon. J’ai eu tous les problèmes possibles: j’en avais plein sur les doigts, le charbon s’éteint inopinément (trois fois!) et se rallume difficilement, les grains d’encens tombe à coté. Finalement lorsque la fumigation fut terminé, l’odeur du charbon est resté plus forte que celle de […]

via test encensoir sans charbon — Sybille De Mgh

Encens de Noël d’Europe

Utiliser la fumigation pour célébrer les moments sacrés est une pratique aussi ancestrale qu’universelle, qu’on s’accorde à faire coïncider avec la maîtrise du feu qui décuplait la puissance odorante de certains bois et résines. Geste primitif et sacré sur tous les continents qui ont pu l’intégrer à de nombreuses occasions et rituels, il tend à se perdre dans l’Occident déchristianisé où toute pratique spirituelle est en recul.

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous faire découvrir deux encens de Noël associés à la culture européenne que j’ai recréés spécialement dans ma boutique artisanale.

Le premier, d’origine chrétienne, est en lien avec la culture judaïque antique et de la Méditerranée qui ne concevait ses parfums qu’à partir des matières premières venues de l’Arabie. Issu des paroles de l’Evangile, il adapte à la lettre le passage de Matthieu où les Rois Mages apportent des offrandes à l’enfant Jésus qui vient de naître et qui matérialisent pleinement celles qu’on faisait à un souverain : l’or, la myrrhe, l’encens, qui valaient tous trois à l’époque le même prix.

Pour recréer cet encens royal, j’ai associé des feuilles d’or au meilleur encens du monde, l’oliban hojari vert d’Oman, et la myrrhe Suhul, la meilleure de Somalie. L’excellence de son parfum suffit à donner une idée de ce que pouvait être un encens royal dans l’Antiquité – pour ceux qui sont curieux de l’histoire – tout en élevant le niveau de foi d’un coeur croyant.

Néanmoins, par la très haute qualité des ingrédients qui le constitue – que j’ai spécialement fait venir du pays de l’encens -c’est un produit cher à utiliser spécialement pour cette période de l’année qui, dans la tradition chrétienne, s’est d’abord située le 6 janvier avant de se déplacer au 25 décembre. Tandis que les Orthodoxes ont conservé cette date du 6 janvier, le Catholicisme en fait la date de la visite des Rois Mages.

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Encens Offrande des Rois Mages de ma boutique

Un autre encens de Noël, de la tradition celtique cette fois, est celui des 12 corbeaux, remontant à une vieille coutume germanique qui commençait autrefois à Yule – le solstice d’hiver. Cette tradition perdure au Tyrol, en Bavière, et en Autriche où on considère que la période qui va de Noël au 6 janvier est une époque où le voile entre les mondes est le plus fin et où les esprits des morts et les vivants peuvent se rencontrer. C’est pourquoi on a coutume d’encenser tous les espaces de sa maison pendant ces 12 jours qui vont de la fin de l’ancienne année jusqu’au début de la nouvelle pour les purifier de toute mauvaise et ancienne influence.

Cet encens des 12 corbeaux est particulier pour de multiples raisons :

  • Il emploie un nombre symbolique de 7 à 77 substances odorantes qui se doivent d’avoir des qualités purifiantes
  • Bien qu’il n’ait cessé d’évoluer et intègre des matières premières de tous les horizons, une place importante est laissée aux plantes et résines européennes qu’on appelle « encens natifs »
  • Il est le coeur d’une pratique spirituelle et culturelle toujours vivace qui considère cette période comme délicate, rendant nécessaire la purification
  • C’est un encens exigent qui doit se faire brûler chaque jour dans chaque pièce de la maison, du 25 décembre au 6 janvier : 12 jours pour les 12 corbeaux.

Pour créer mon encens de purification des 12 corbeaux, j’ai suivi la recette d’un site allemand qui donnait une liste d’ingrédients qui étaient au nombre de 7 et auxquels j’ai donné des proportions relatives à leur puissance. La tradition étant ancienne et ayant évolué, il n’y a pas de recette précise, juste la nécessité d’utiliser des plantes aux vertus purifiantes, ce qui constitue déjà en soi une culture.

Il est censé être brûlé pendant 12 jours dans chaque pièce de votre maison pour en enlever toute influence négative et accueillir les nouvelles énergies.

Si vous vous intéressez à la spiritualité et surtout à la culture celtique, essayez cette pratique d’encenser pendant la période des 12 corbeaux : ceux qui en ont conservé la pratique assurent qu’on en est transformé. Pourquoi ne pas essayer et redécouvrir ?

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L’encens des 12 corbeaux de ma boutique

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Senteurs du Labo de Cléopâtre et authenticité

La Labo de Cléopâtre, c’est un blog et une boutique de senteurs de l’Antiquité que j’ai ouverte sur Etsy. Aujourd’hui, sur mon blog, je vais vous éclairer le lien entre les produits que je réalise et le type de recettes qui les a inspirés. Car la première étape, ce par quoi tout a commencé, c’est la recherche.

Il n’y a aucune qui ne soit issue de mon imagination, même si, bien entendu, il doit y avoir une certaine dose d’invention mais surtout de logique pour combler les manques liés à une recette manquant de proportions ou dont un ou plusieurs ingrédients ont disparu.

Il y a donc des degrés dans la part prise par les textes et celle prise par la re-création, la créativité.

  • La recette est complète : elle comporte des proportions précises et des détails de fabrication

– Parfum sec de roses

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– Parfum antique de roses

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  • La recette est complète mais certains ingrédients qui la composent ne sont plus trouvables, il y a des détails de fabrication

– Kyphi de Dioscoride

– Encens biblique

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  • La recette antique est complète à part quelques proportions non précisées, il y a des détails de fabrication mais certains ingrédients ne sont plus trouvables

– Nettoyant de Cléopâtre

– Parfum de robes

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  • La recette existe uniquement sous forme de liste d’ingrédients qui la composent et plus ou moins de détails de fabrication

– – Kyphi de Galien

– Kyphi syriaque

– Encens de Gilgamesh

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  • Il n’y a pas de recette, juste une liste d’ingrédients utilisés dans telle ou telle région ou telle ou telle circonstance

– Encens d’Aphrodite

– Encens de funérailles romaines

– Encens de mariage mythologique

– Encens de Dionysos

– Encens du tribunal

– Encens crétois

– Kyphi de Pylos

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  • Des textes d’historiens ou de botanistes évoquent les effets supposés de quelques plantes, selon les croyances de l’Antiquité

– Aphrodisiaque grec

– Aphrodisiaque romain

– Aphrodisiaque indien

– Encens de sommeil

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Les ouvrages de référence utilisés peuvent être :

  • Des textes littéraires, poésies, mythes antiques, etc…
  • Des ouvrages de botanistes, historiens, naturalistes anciens
  • Des ouvrages de médecins de toute la période antique
  • Des compilations d’extraits de textes antiques par des chercheurs en lettres
  • Des ouvrages d’historiens ou de parfumeurs de l’époque moderne
  • Des ouvrages d’historiens contemporains sur l’histoire du parfum
  • Des ouvrages d’historiens contemporains sur la botanique ancienne

Dans tous les cas, l’histoire de chaque produit vous est brièvement racontée sur chaque fiche produit et plus précisément lorsque vous passez commande et recevez un produit puisque aucun ne vous est envoyé sans papier explicatif.

Cet article ayant l’avantage de rendre simple et clair ce que je fais, je l’enrichirai au fur et à mesure de l’évolution de la boutique et de son enrichissement en produits. Donc, si mes créations de senteurs antiques vous intéressent, n’oubliez pas de mettre cette page en favori.

Ma boutique dans son ensemble pour tout voir en une seule page

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Test pack encens découverte de l’antiquité — Eso

Comme vous le savez, j’ai créé une boutique Etsy consacrée aux senteurs antiques. Pourquoi senteurs ? Tout simplement parce que ce sont des parfums indirects, non destinés à entrer en contact avec la peau. C’est donc majoritairement des encens, des parfums d’ambiance que je propose, une pratique très répandue au Moyen-Orient et en Afrique, comme elle le fut dans l’Europe antique, mais moins évidente désormais dans la plupart des pays européens.

Sophie, la première curieuse à m’avoir fait confiance et qui a bien été inspirée pour le nom de son blog, â décidé d’interroger l’usage des encens que j’ai créés à partir des textes anciens, à la pratique de l’Ars magica d’aujourd’hui, qui n’a jamais renié son goût pour le traditionnel et l’ancestral. Une belle occasion pour moi, De découvrir une facette de ces senteurs dans un cadre surprenant, qui rejoint parfaitement l’usage initial qu’ils avaient dans l’Antiquité.

Voici les 4 encens de ma boutique que je propose individuellement et en pack :

  • l’encens d’Aphrodite, créé à partir de la description d’un culte grec ancien rendu à la déesse de l’Amour.
  • l’encens de Dionysos, qu’Ovide prétend avoir été créé par le dieu pour son père Zeus
  • l’encens de mariage mythologique, senteur que Sappho a décrite comme étant celle présente au mariage d’Hector et Andromaque
  • l’encens de funérailles romaines, qui a été créé à partir de descriptions de testaments mentionnant les parfums exigés par une personne à ses funérailles

Mes senteurs de l’Antiquité

Merci, Sophie, d’avoir transporté mes encens dans le monde de l’ésotérisme créatif : c’est une belle découverte !

Bonjour, il y a quelques mois je vous parlais du unbox pack « encens découverte de l’antiquité ». Pour connaître leurs propriétés, j’ai crée une planche à main levée! Résultat au pendule et « réception »: Encens d’Aphrodite: Offrande et dédication à Aphrodite et au féminin sacré, dans le cas du féminin sacré, il faut bien entendu accordé la […]

via Test pack encens découverte de l’antiquité — Eso

Senteurs et reconstitutions historiques

Le Labo de Cléopâtre, c’est un blog sur lequel j’écris des articles de recherche, de découverte sur les cosmétiques de l’Antiquité. Parfois, c’est un savoir théorique, parce qu’honnêtement, je ne peux pas faire une pâte de mouches calcinées ou de tête de souris mortes. La plupart du temps, cependant, c’est un savoir pratique : à partir de recherches de textes d’auteurs anciens, je teste des recettes concrètes de produits de beauté de l’Antiquité.

De cette expérience est né mon atelier où je reproduis des senteurs de l’Antiquité sur la base, là aussi, d’auteurs anciens où d’historiens modernes spécialistes du sujet. Quand la senteur me séduit, surtout du point de vue de sa cohérence, je la propose dans ma boutique Etsy du Labo de Cléopâtre.

Comment je choisis une senteur ?

Nous possédons tous une bibliothèque d’odeurs que nous apprécions ou n’apprécions pas. Dans une senteur historique, vous avez avant tout des senteurs qui n’appartiennent plus à notre culture : les rencontrer est donc toujours un réveil sensuel un appel à dépasser nos conditionnements pour parvenir à l’aventure. Certaines matières premières de l’Antiquité demandent réellement du temps et de l’apprivoisement.

Pour seul exemple, je pourrais évoquer le nard. Cette racine de l’Himalaya découverte à l’occasion des conquêtes d’Alexandre le Grand est vite venue enrichir la parfumerie de l’Antiquité pour devenir une des senteurs préférées de son époque. Or, le vrai nard a une odeur puissante que notre odorat juge d’abord de façon défavorable : elle est puissante et évoque quelque chose entre la terre ferreuse et le pied malpropre. Aujourd’hui encore, les gens qui sentent le nard en sont dégoûtés. Je sais que j’ai atteint mon objectif quand j’ai commencé à considérer que le nard sentait bon, très bon. Je sais alors qu’une partie de moi a fait un bond dans le temps.

Quand on assiste à une reconstitution historique lors d’un spectacle médiéval ou d’une autre époque, on se laisse principalement envahir par l’atmosphère de l’action et l’aspect étrange des costumes. Mais ça ne peut pas aller beaucoup plus loin : la langue n’est déjà plus la même depuis longtemps, la façon de concevoir le temps et donc de se mouvoir dans l’espace non plus, la force physique associée à une vie de labeur, sans voiture, transports en commun et des machines ne peut être rendue, de même que la laideur et la mortalité touchant des gens qui ne possédaient pas véritablement de médecine qui soigne efficacement.

Dans une senteur historique, il y a une immense partie du savoir et des capacités d’une époque qui se révèle avec un minimum de trahison quand les matières premières sont trouvables. Un autre très grand avantage est que cette connaissance passe directement par les sens. Sens oublié et dénigré depuis le christianisme, l’odorat est pourtant le sens le plus relié à nos émotions et à notre mémoire, à un point qui pourrait presque passer pour surnaturel. Il est d’ailleurs presque surprenant qu’on ait eu besoin d’auteurs du XIX ème siècle comme Marcel Proust avec sa fameuse madeleine servant de métaphore parfaite pour traduire un sentiment universel : le jaillissement soudain de souvenirs enfouis à la faveur d’une odeur à laquelle le cerveau les avait inconsciemment associés.

Dans le monde arabe, dans les sociétés traditionnelles, on n’a pas perdu le lien avec les odeurs. Dans le monde occidental antique, les senteurs étaient aussi importantes, comme en témoignent les épopées et nombreuses poésies évoquant les parfums, qui étaient souvent des fumigations, quand elles étaient collectives. Or, l’encens, les fumigations sont toujours le moyen privilégié pour créer une synergie et atteindre un état modifié de conscience. Dans ces senteurs, il y a la mémoire des arbres, des plantes et de la terre, des Hommes et de leurs premiers liens avec leur environnement et ce qu’ils en ont fait pour être heureux, communiquer avec les dieux, avec leurs morts, et se soigner.

Une telle richesse d’émotions et d’évocations possible, ce serait vraiment dommage de faire l’impasse dessus.

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( Photo à la Une : Ramses III faisant une offrande d’encens à Osiris. Site d’Aimé Jean-Claude. Photo de fin d’article : encensoir égyptien représenté sur la peinture auquel manque le réservoir à grains d’encens. Photo personnelle. Musée du Louvre.)

Quelques senteurs que je propose :

– Kyphis

– Encens

– Diapasmas

– Aphrodisiaques anciens

Cet article et la photo de fin d’article sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.

 

Dans le Labo de Cléopâtre

Aujourd’hui, je vous fais entrer dans le Labo de Cléopâtre, pour vous en faire découvrir tous les aspects, car si la démarche est claire pour moi, il est possible qu’elle soit un peu nébuleuse pour vous.

Le Labo de Cléopâtre, c’est d’abord un blog, que vous suivez parfois, que vous découvrez par hasard d’autres fois. Son nom n’est pas un hasard, car il est né après que j’aie reproduit un cosmétique de la grande reine d’Egypte à partir d’une recette des fragments restants du Kosmètikon, le livre de cosmétiques perdus de Cléopâtre. Je décidai à ce moment-là d’étudier les recettes de beauté de la dernière reine d’Egypte. Mais, soyons honnête, beaucoup sont répugnantes, impossibles à réaliser ou bien contiennent des produits toxiques. Les recettes de Cléopâtre qui nous restent sont trop peu nombreuses et ne sont pas parlantes si elles ne sont pas contextualisées.

  • La base du Labo, c’est donc la recherche. Les livres, les auteurs anciens des genres les plus variés -histoire, botanique, poésie, médecine, compilation, histoire naturelle- sont à la base de toute mon enquête et ma démarche de reconstitution de parfums et cosmétiques antiques. Chez moi, pas de spectromètre de masse, pas de chimie pour analyser le contenu d’un flacon retrouvé. Formée à la recherche en littérature, c’est par le biais des auteurs antiques et des chercheurs modernes sur le sujet que je travaille, dont une grande partie est numérisée dans les bibliothèques spécialisées.Recherche cosmétiques antiques
  • Le Labo, c’est aussi une sorte de bibliothèque-musée : celle des matières premières utilisées dans l’Antiquité, quand elles sont encore trouvables. On trouve ainsi toutes sortes de résines, de racines, de fleurs, d’épices, d’écorces qu’on trouvait autrefois pour créer des produits parfumés. On trouve aussi des huiles spécifiquement utilisées dans l’Antiquité, pour faire les parfums huileux. C’est presque un petit musée, et comme dans un musée, en tant que conservatrice, je rêve de quelque pièce rare que je pourrais récupérer et pense à celles que je possède et qui ne sont pas exactement identiques à celles de l’Antiquité. Et comme dans un musée, le préjugé qui fait des lieux de conservation des lieux morts est faux : la bibliothèque-musée du Labo, ce sont des acquisitions et donc un passé, et beaucoup de désirs et projets, donc un avenir.

Par contre, comme ce n’est pas un musée accessible au public mais fermé comme une bibliothèque privée, c’est un gros bazar dans lequel moi seule me retrouve et où je n’ai pas pris le temps de mettre une seule étiquette sur les bocaux et où beaucoup de choses sont dans leur emballage d’origine. J’aime penser et créer plus que ranger, j’avoue.IMG_5568

  • Mais le Labo de Cléopâtre, c’est surtout un labo, c’est donc un lieu où sont réalisés et testés toutes sortes de cosmétiques et parfums, ceux que je peux proposer à la vente et ceux que je ne peux pas proposer mais que je réalise malgré tout dans le but de recherches et d’acquisition des savoir-faire. En effet, la transmission des gestes n’étant plus possible, c’est en faisant, refaisant, réfléchissant sur ce qui se passe et pourquoi ça se passe que la compréhension est possible. Car il ne faut pas oublier que dans les choix de certaines techniques, il y a toute une histoire de possibilités et d’impossibilités qui se raconte en creux mais qui n’ont jamais été écrits dans les livres. IMG_5152

C’est pour cela que chez moi, il y a des parfums huileux dont la technique a été donnée dans l’Antiquité et que j’ai réalisés patiemment pour la connaissance mais qui sont trop coûteux et fastidieux à réaliser par rapport à l’utilisation des huiles essentielles qui a été une révolution dans l’histoire de la parfumerie. Sauf que, rigoureusement, l’utilisation de la distillation n’est pas historique. J’ai ainsi un parfum antique dont la recette a été suivie à la lettre et dont le parfum de roses est le meilleur que j’aie jamais senti (au premier plan).

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Malheureusement, un blog ne véhicule pas d’odeurs, donc vous n’en saurez pas plus.

  • Enfin, le Labo de Cléopâtre, c’est aussi une boutique Etsy où je vous propose des parfums qui existaient dans l’Antiquité mais d’une forme moins connue que ceux que nous connaissons actuellement et qui, pour certains, ont même été oubliés, comme c’est le cas des parfums en poudre dont je retrouve encore l’évocation dans les livres du XIX ème siècle mais qui ont progressivement disparu des ouvrages sur les parfums antiques. Un parfum sous forme de poudre de végétaux, un encens, ça ne laisse pas de trace au niveau archéologique : résines et plantes, issues de la nature, retournent à la nature une fois en terre, et y disparaissent sans un bruit, sans une preuve de leur passage.

A quoi ressemble la réalisation d’un parfum antique ?

A de la cuisine : je travaille au couteau, au mortier, à la cuillère, à l’huile, au sel, aux aromates, et une fois que le tout est fini, j’ai beaucoup de vaisselle ! Et comme en cuisine, le travail manuel peut parfois être très long !IMG_5102

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J’utilise quand même le mixeur pour les cas les plus compliqués comme le Détergent de Cléopâtre.

Je travaille masquée pour que les particules n’attaquent pas mon système respiratoire à l’usage, et aussi parce que j’ai un terrain allergique -les choses sont vraiment mal faites-!

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Bonne découverte de mon projet, de mon atelier-de « ma tour », comme dit Sophie-.

Pour découvrir les produits de ma boutique

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