Blogueuse et auteure chez Lulu

Cette semaine, je suis la blogueuse invitée du blog Lulu. Les blogueurs et auteurs ayant été invités à parler de leur expérience d’auteur Lulu, j’ai décidé de faire partager la mienne puisque j’ai écrit mon livre Réalisez un vrai cosmétique de Cléopâtre via ce moyen d’auto-publication.

Ca me tenait d’autant plus à coeur que mon expérience d’auteure et même de créatrice de boutique de senteurs de l’Antiquité dépendent entièrement des recherches que j’ai faites pour ce premier blog, Echodecythere, consacré à Aphrodite et qui a évolué dans tous les sens sans que je l’aie auparavant projeté.

Alors, lecteur, lectrice, tiens bien ton coeur, tiens bien tes rêves, amuse-toi, prends plaisir mais sois aussi rigoureux, et lance un projet de toute ton âme car tu ne sais pas jusqu’où te portera ton univers intérieur…

Pour me lire sur le blog de Lulu, c’est ici : Pour faire connaître un vrai cosmétique de Cléopâtre…

A très bientôt avec de vrais articles de fond, c’est promis !

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Unboxing « encens découverte » du Labo de Cléopâtre

Mes encens du Labo au banc d’essai du blog Eso&Créative, avec les plus et les moins de ma boutique, comme dans tous les vrais avis objectifs.
Merci d’avoir eu cette curiosité pour les senteurs de l’Antiquité que je propose.

Sybille De Mgh


Bonjour,
Le blog « écho de Cythère » est tenu par une vrai passionnée des rites et recettes antiques! Sa passion l’a mené à ouvrir sa propre boutique Etsy d’encens issu de recette ancienne.

Dès que j’ai appris l’ouverture de cette boutique, j’ai souhaité la découvrir.

Ainsi, j’ai passé commande le 13/02/2017 d’un pack découverte de quatre encens de la boutique Etsy « Le labo de Cleopatre ». J’ai bien reçu la commande le 18/02/2017.

Les points positifs: Réception rapide avec fiche descriptive de chaque encens: composition, source, histoire et conseil d’utilisation. Son honnêteté affiche noir sur blanc les modifications dans ses recettes, en effet certaines matières premières n’existe plus aujourd’hui.

Les petits moins: le nom/objet de l’encens n’est pas noté  directement sur sa boite. Par ailleurs Maud Kochanski-Lullien a écrit des livres sur la cosmétique antique, or ils ne sont pas disponible dans sa boutique.

Je lui ai parlé de ces points, et…

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Une senteur ancienne et sacrée : le cèdre

Le cèdre est un conifère dont le bois odorant est utilisé depuis l’Antiquité dans la construction comme dans la parfumerie – servant aujourd’hui principalement aux parfums masculins, ainsi que d’autres bois odorants auxquels on associe la virilité. Les mentions les plus célèbres et les plus anciennes proviennent de l’Ancien Testament, où le cèdre est le bois choisi pour recouvrir presque entièrement la Maison de Yahvé – le premier Temple de Jérusalem – construite par Salomon.

Au chapitre 6 du Livre des Rois, qui traite de la construction de la Maison, il est ainsi précisé :

  • « Salomon bâtit la Maison et l’acheva. Il revêtit les murs de la Maison, à l’intérieur de planches de cèdre, depuis le sol de la Maison jusqu’aux poutres du plafond (…) »
  • « Il revêtit les 20 coudées à partir du fond de  la Maison, avec des planches de cèdre depuis le sol jusqu’aux poutres, et il en fit l’intérieur du Débir, le Saint des Saints. »
  • « Le cèdre de la Maison, à l’intérieur, était sculpté en coloquintes et en guirlandes de fleurs; tout était en cèdre, pas une pierre n’apparaissait (…)
  • il fit un autel le cèdre et le recouvrit d’or. »

La description de la Maison mentionne l’association des bois odorants – au premier rang duquel le cèdre, même s’il n’est pas le seul – et de l’or. Dans ce lieu, l’ambiance n’était pas que visuelle, elle était aussi olfactive; ça paraît un détail, mais c’était primordial dans l’Antiquité où  les parfums avaient une si grande importance et un grand rôle à jouer dans le sacré à l’Amour. Le Cantique des cantiques le mentionne d’ailleurs souvent parmi les autres parfums de l’époque.

Mais les Hébreux n’étaient pas les seuls à utiliser le cèdre, et Hérodote évoque justement dans son Histoire, le cosmétique des femmes Scythes qui mêlait bois de cèdre et d’acacia et qui, après avoir été appliqué sur la peau, séché et rincé, rendait la peau douce, claire, et délicieusement parfumée.

Cet usage du cèdre à la fois comme bois de construction et de senteur touche diverses cultures méditerranéennes et moyen-orientales depuis des millénaires, mais plus près de nous, dans la culture japonaise réputée ultra-moderne qui nous inspire plutôt des images de villes tentaculaires et de robots, c’est toujours la conception antique du parfum qui est appréciée et cultivée. En témoignent ces encens délicats, légèrement aromatiques et boisés, aux senteurs naturelles et un peu exotiques qu’ils ont créés.

De fait, au Japon, la parfumerie occidentale séduit peu, les Japonais ayant plus l’habitude de parfumer leurs vêtements aux bois naturels et leurs cheveux aux huiles sentant les fleurs. Dans cette île à la spiritualité à la fois animiste et bouddhiste, la nature est vénérée jusque dans les objets du quotidien, qu’on préfère bruts, non peints, non polis, dont on admire la rusticité. Dans la philosophie du zen, qui imprègne toute la culture japonaise, la simplicité et la beauté naturelle sont recherchées car elles facilitent le calme, la contemplation et préparent au détachement. C’est une philosophie complexe poussant les Japonais à la recherche la beauté des choses naturelles et simples – wabi – et lorsque ce sentiment est associé à la rusticité primitive, on atteint le sabi.

Dans le livre Zen tout simplement, David Scott explique un autre aspect de la préférence des Japonais pour le bois parmi les autres matériaux naturels qu’ils utilisent préférablement dans leurs objets quotidiens :

« Le bois est aussi préféré pour l’attirance qu’il exerce sur l’odorat et le toucher, ainsi que pour la satisfaction visuelle qu’il procure. Les commodes doublées de cèdre ou de bois de santal imprègnent les vêtements d’une délicate fragrance et éloignent les insectes, alors que l’arôme de pin montant d’une baignoire remplie d’eau chaude évoque les pinèdes. »

Le premier parfum que Serge Lutens avait créé pour Shiseido, Féminité du bois, sentait d’ailleurs le cèdre dont on retrouve l’odeur dans les intérieurs japonais qui, contre toute attente, entre fragrances naturelles de cèdre, de santal ou d’acacia, nous donneraient une petite idée de ce que sentaient endroits prestigieux et peaux parfumées du monde antique.

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Cet article, cette recette et ces photos – sauf photo à la Une  qui vient de http://arbres-remarquables.univ-lille1.fr– sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.

 

 

Parfumer ses vêtements comme dans l’Antiquité (DIY)

Nos parfums sous forme de sprays alcoolisés qu’on pulvérise sur la peau mais plus idéalement sur un textile – dont les fibres retiennent plus facilement la fragrance – ne sont pas les seuls moyens de sentir bon. D’usage très contemporain, ils ne sont non seulement pas majoritaires mais sont en plus d’un usage très récent qui n’a rien de traditionnel.

Au Moyen-Orient où l’alcool est interdit dans les parfums, il n’est évidemment pas non plus possible de vaporiser un parfum huileux qui, s’il est délicieux, ne manquera pas de tacher un vêtement d’une grosse trace de gras qui évoque plus quelqu’un qui a mangé malproprement plutôt qu’une personne coquette qui voulait sentir bon.

Là-bas, comme dans l’Antiquité, on continue de parfumer son intérieur et ses vêtements aux encens, résines naturelles d’oliban, de myrrhe ou mélanges de résines, bois, fleurs, appelés bakhoor dont il existe une grande variété. Le textile, placé sur un tréteau en forme de pyramide – appelé mabkhara à Oman – est parfumé par l’encens sortant de l’encensoir placé en dessous, comme sur la photo.

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Cette façon de parfumer les vêtements est très séduisante pour ceux qui, comme moi, font une intolérance aux fragrances trop puissantes mais aussi pour ceux et celles qui aimeraient tenter les parfums naturels ou les manières de se parfumer traditionnelles – comme c’est aussi le cas en Afrique – et que nous pratiquions également dans l’Antiquité.

Dans nos sociétés modernes, c’est plutôt dans une penderie que nous pouvons parfumer nos vêtements au moyen d’un encensoir assez fermé pour ne pas mettre le vêtement en contact avec le charbon – ni même avec l’encensoir -. On peut ainsi faire brûler comme dans les pays arabes, résines d’oliban ou de myrrhe, selon ce qu’on préfère.

Si on veut découvrir un parfum spécifiquement antique, on peut brûler du labdanum – qui était le parfum préféré des Crétoises – mais aussi du patchouli – qui était connu à l’époque – du cyprès, si on l’aime, du cèdre et du génévrier. Vous pouvez aussi découvrir le parfum de robes de Dioscoride dont j’ai reconstitué la recette et que je vous propose sur Etsy. Pour tous ces parfums, il vous faudra généralement un charbon ardent et un encensoir.

Mais c’est avec la poudre de cade, genévrier sauvage typiquement méditerranéen toujours utilisé comme encens naturel et à l’odeur très agréable qu’on peut parfumer ses vêtements de façon traditionnelle et délicieuse sans charbon et au moyen d’une lampe Merlin – ainsi appelée car elle ressemble à un chapeau de Merlin.

Parfumer ses vêtements au cade

  • Matériel
  • Lampe Merlin
  • Poudre de cade
  • Briquet
  • Marche à suivre

Remplir le réservoir de poudre de cade en formant un cône identique à celui formé par le couvercle de la lampe. cone-de-cade

Enflammer le sommet avec un briquet et attendre qu’il s’éteigne pour remettre le couvercle à trous d’où s’échappera la fumée. Le feu va consumer doucement toute la poudre, répandant le parfum de cade.

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  • Utilisation

Placer votre lampe Merlin en bas de votre penderie pour que la fumée remonte et imprègne toute votre penderie. Fermez  la porte pour confiner l’endroit où vont se libérer les huiles essentielles qui imprégneront les textiles de votre placard, les parfumant naturellement et éloignant du même coup quelques nuisibles qui auraient bien aimé s’y installer.

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Cet article, cette recette et ces photos – sauf celle du mabkhara trouvé sur ce site – sont la propriété du site Le labo de Cléopâtre. Il est interdit de les reproduire sans l’autorisation de leur auteur.